L’épreuve est décriée par tous. Son attribution, son coût, mais aussi les interminables délais d’attente pour la passer exaspèrent.
« UN PRODUIT de luxe », ce sont les mots qui viennent à l’esprit pour définir son permis de conduire. Souvent très difficile à obtenir, le prix avec leçons de conduite, inscriptions et autres frais divers peut parfois avoisiner les 1700 €uros soit plus d’un mois de salaire pour certains.
“À la fin, j’avais l’impression d’entendre sonner un tiroir-caisse à chaque nouvelle heure de cours.”
Les premières fois, les élèves peuvent être poussés à se présenter à l’examen car les places pour le permis de conduire sont très convoitées et la plupart, toutes, les auto-écoles de France ont très souvent beaucoup, beaucoup, plus de candidats à proposés que de places disponibles. Aussi, lorsque cela leur est possible, la plupart des candidats se jettent sur l’occasion. Pour les malheureux qui ne l’ont pas du premier coup, l’attente est pire les fois suivantes puisque on compte plusieurs mois d’attente avant de pouvoir être présenté à nouveau à l’examen.

L’expérience n’a rien d’anecdotique. Allongements des délais d’attente pour passer l’examen, prix exorbitants des leçons, le système d’obtention du permis de conduire connaît une crise sans précédent. S’il faut s’armer de patience pour pouvoir se présenter une première fois à l’épreuve pratique, le temps d’attente vire carrément au cauchemar pour les candidats malheureux qui doivent retenter leur chance.
” En cas d’échec, c’est de pire en pire, affirme une monitrice. Il faut compter trois
à six mois suivant les départements entre deux passages. “
Avec un délai moyen de vingt-cinq semaines, l’Essonne décroche, selon nos confrères d’Auto Plus, qui consacre une vaste enquête au sujet, la palme du département le plus lent. Un bonnet d’âne que nuance la Direction départementale de l’équipement (DDE) :
” Le délai moyen avoisine plutôt les quatre mois », tout en admettant l’existence de « réels problèmes “. (Message personnel : !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)
Les files interminables s’expliquent en partie par la pénurie chronique d’inspecteurs : les 1 240 fonctionnaires chargés de délivrer le précieux sésame n’ont pas reçu de renfort depuis 2002. « On a créé 450 postes à l’époque. Il faudrait au moins 150 à 300 postes supplémentaires », estime Christian Grolier, secrétaire général du SNICAFO, principal syndicat d’inspecteurs. Depuis qu’une directive européenne a prolongé la durée de l’examen pratique de treize minutes, un inspecteur ne reçoit plus que 12 candidats par jour au lieu de 20 auparavant. Sans compter qu’en passant sous l’égide des
départements les fonctionnaires ont vu croître leurs missions. « Dans l’Essonne, seuls 38 % de leur temps est consacré à l’examen, précise Philippe Malpiece, secrétaire général du CNPA, syndicat d’autoécoles. Le reste se répartit entre prévention routière et tâches administratives. » Autre sujet d’inquiétude, le nouveau mode d’attribution des places d’examen. Désormais fondé sur le nombre de candidats ayant réussi leur code plutôt que sur le nombre total d’inscrits, il ne prend plus en compte les postulants malheureux.
Lesquels sont de plus en plus nombreux : seule une personne sur deux obtient son examen du premier coup. Presque plus dur que de décrocher le bac !
Par ailleurs, le coût des leçons s’envole. La plupart des autoécoles offrent des forfaits de vingt heures, sans lien avec la durée réelle de l’apprentissage qui avoisine désormais les trente heures. Suivant les taux de réussite des départements, la facture varie quasiment du simple au double. Mieux vaut passer son permis à Marseille, où le prix des leçons l’année dernière s’élevait à 25 euros de l’heure contre 44 euros à Paris et 48 ailleurs. Mettre fin au monopole les voix s’élèvent pour réclamer une refonte complète du système. Dans un rapport rédigé en 2005, déjà, le député (UMP) JeanMichel Bertrand avait alerté le gouvernement sur ces aberrations. De toutes parts, l’idée de mettre fin au monopole d’État émerge.
Le député (UMP) JeanPaul Garraud a déposé en 2006 une proposition de loi pour privatiser l’examen de conduite.
Le principe : instituer une délégation de service public pour confier l’examen à des organismes privés sous le contrôle des inspecteurs. Ce qui se fait déjà en Europe du Nord. L’UNIC (un syndicat d’auto école) souhaite en outre que ces « intermédiaires » prennent en charge l’examen initial d’évaluation, afin d’éviter « de passer pour de simples marchands de leçons. Le système français est dépassé, déplore Philippe Colombani, son président. À moins de tout remettre à plat, on ne s’en sortira pas ».
J’en finis par comprendre, d’une certaine façon, les conducteurs sans permis qui ne peuvent que se résoudre à l’illégalité face au prix, au temps nécessaire pour l’obtention du permis.
Source http://www.lefigaro.fr/








Bulletins (RSS)
[...] Source [...]
Autant pour moi, un oublie de ma part. Mais de mémoire la source où moi je l’ai vu je crois que c’était dans le figaro.
Problème de Trackback on dirait : je ne me souviens pas avoir mis “[…] Source […]“… Bref, la source c’est apparemment le magazine AutoPlus
Je confirme l’horreur des délais interminables. 6 mois entre 2 passages au permis à Evry, en plus de la quasi impossibilité de prendre des cours le samedi, ce qui est un comble! Sans parler des multiples heures de conduites planifiées puis annulées au dernier moment, qui font ressembler le planning d’apprentissage à un gruyère sans réelle efficacité pédagogique.
Lamentable