L’année de terminale c’est l’aboutissement de toute la scolarité du lycée. Le BAC c’est un genre de gros DST de fin de Terminale… C’est dans le même genre que le brevet à la fin du collège finalement… Mais alors pourquoi tant de stress…
Le BAC c’est une épreuve comme une autre n’est-ce pas ? Et pourtant, je pense que c’est une épreuve unique dans la vie de n’importe quel adolescent (j’imagine qu’on se dit ça à n’importe quel gros examen). Mis à part les « surdoués », on ne peut réellement jamais être certain que l’on va obtenir le bac. On peut parler de confiance ; on est confiant et serein mais rarement certain. C’est d’ailleurs pour éviter les surprises que tout au long de l’année, nos professeurs de lycée s’entêtent à élever le niveau de la classe dans le but que nous soyons face à une agréable surprise le jour du BAC lorsque nous découvrons nos sujets.
Toutefois là encore, on est jamais réellement sûr que l’on a toutes les chances de son côté. Il n’y a qu’à se référer au sujet tombé il y a 2 ou 3 ans en mathématiques. Apparemment, cela avait été catastrophique, le sujet était très difficile, faisait appel à des connaissances des années passées et j’en passe. Je ne vais pas rentrer dans les détails étant donné que je n’ai jamais eu l’occasion de voir ce sujet. Mais cet exemple, montre que cette épreuve, le BAC n’est jamais chose facile ou acquise (dans une certaine mesure).
Il est biensur évident que un travail tout au long de l’année, régulier et constant, aide bien plus au BAC qu’un travail superficiel et intermittent. Mais même là, ce n’est pas gagné. La plupart des élèves stressent toute l’année… ou plutôt les deux premiers trimestres en donnant tout ce qu’ils peuvent afin de constituer les meilleur dossiers possibles pour envisager l’intégration dans une école ou une université ou bien encore une prépa après obtention du BAC. Et lorsque enfin, les deux premiers trimestres sont passés… Il n’est pas question pour autant de relâcher la pression car le programme nécessaire à l’obtention du BAC s’étend bien sur les trois trimestres. Et puis le troisième trimestre, c’est l’occasion pour le lycéen d’obtenir un avis favorable pour le passage du BAC au cas où il lui manquerait quelques points. Ignorer le troisième trimestre ne serait donc pas un bon investissement pour le BAC.
Une fois le programme bouclé, de justesse ou pas, selon la qualité de l’équipe pédagogique (comme c’est joliment dit). On est encore loin de la fin… Ce n’est même finalement que le début… début de la fin. Il s’agit maintenant de réviser l’ensemble du programme dans toutes les matières ou presque, soit en 1 ou 2 mois pour les mieux organisés et jusqu’à 1 semaine pour les moins organisés. Une fois cela fait, il s’agit de débuter les épreuves… La philosophie permet de se mettre en jambe suivit de prés par l’histoire-géo, la physique puis les maths, l’anglais et enfin la biologie et l’espagnol. Enfin, là je parle biensur pour ma section, scientifique.
Après avoir bien discuté avec les amis et retourner dans sa tête, dans tous les sens, à n’importe quelle heure de la nuit les sujets que l’on vient d’abandonner aux mains des correcteurs… Il s’agit maintenant de se détendre. Première période de détente disons, la plus courte finalement. Bien des lycéens vont là encore, les plus courageux, se remettre au travail. Il s’agit de travailler pour préparer l’oral si jamais un manque de points survenait ! Les semaines s’écoulent, les vacances débutent, chacun profite et oublie à sa façon les épreuves qu’il a passé, ou tente tout du moins de le faire ! Puis arrive la dernière date fatidique. Les correcteurs ont planchés pendant plusieurs semaines sur nos copies. C’est l’heure des résultats !
Ultime pression… dernier stress pour la plupart. Plus ou moins prolongé en fonction de l’obtention du BAC ou alors avec la nécessité de passer l’oral de rattrapage… Chacun se rend alors dans un autre lycée que le sien, son centre d’examen d’après le jargon. On y retrouve ses professeurs et ses amis… On parcourt des yeux cette interminable liste d’admis au baccalauréat et l’on cherche son nom à n’importe quel prix en tentant de trouver se trouver une place parmi la multitude d’élèves, de parents, de professeurs et d’autres encore qui eux aussi veulent savoir et ont fait le déplacement. C’est alors seulement que l’on est fixé, que la pression chute littéralement… On est reçu, on passe à l’oral ou on retente l’année suivante !
Une autre page de l’histoire se tourne (dans ma petite vie… :) ). Désormais, bachelier j’ai mon passeport pour les études supérieures et pour quitter le lycée.
Tags : bac, scientifique
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